Une meilleure intégration des droits de la personne et des politiques commerciales représente un élément nécessaire au succès de la politique Canadienne en Asie, selon un nouveau rapport de la Fondation Asie Pacifique du Canada

Vancouver (C.-B.), le 25 septembre 2013 – Le Canada doit assurer un plus grand soutien à la protection des droits de la personne en Asie, tout en y poursuivant des opportunités économiques. C'est l'un des principaux messages qui ressort d’un nouveau rapport publié aujourd'hui par un groupe de travail de la Fondation Asie Pacifique du Canada (FAP Canada). Le rapport, Advancing Canada’s Engagement with Asia on Human Rights – Balancing Business and Human Rights, propose des recommandations pour le gouvernement, les entreprises et la société civile afin d’assurer un meilleur soutient aux droits de la personne en Asie.

"Les violations des droits de la personne en Asie représentent une préoccupation majeure pour les Canadiens, mais ils sont divisés sur la meilleure façon d’y répondre", selon Pitman Potter, attaché supérieur de recherche à la FAP Canada et président du Groupe de travail sur les droits de l'homme en Asie. ‘’Alors que le Canada s’investit plus profondément dans la région, nous devons travailler plus efficacement afin d’y soutenir la protection des droits de la personne. Cela nécessitera une intégration rigoureuse de nos politiques en matière de droits de la personne et des politique de commerce international."

Le rapport soutient que l'attention aux droits de la personne sert les intérêts du Canada en matière de leadership international, de développement responsable et de la libéralisation des échanges. Le rapport propose des recommandations désignées à soutenir la politique du Canada à l’égard des droits de la personne tout en réalisant d'autres objectifs de politique étrangère tels que la prospérité économique.

Plusieurs des recommandations comprennent:

•Le Canada devrait intégrer la protection des droits de la personne dans son plan d’action relatif aux

échanges commerciaux et à la prospérité économique en Asie. Cet engagement doit tenir compte du fait que tous les droits de la personne sont universels, indivisibles, interdépendants et intimement liés.

•Les Canadiens doivent s’engager à ne pas nuire à la reconnaissance et la protection en Asie des droits de la personne reconnus par la communauté internationale.

•Le Canada devrait adopter une réglementation visant à exiger des investisseurs canadiens des secteurs miniers et énergétiques de divulguer les paiements qu’ils versent aux gouvernements étrangers, conformément aux principes fondamentaux de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE) et à l’amendement américain Cardin-Lugar.

• Le Canada devrait adopter une réglementation stipulant que ses investisseurs sont tenus de veiller à ce que les entreprises composant leur chaîne de valeur respectent tous la Convention no 169 de l’OIT concernant les droits des peuples indigènes et tribaux dans les cas où le gouvernement hôte en est signataire. Les Canadiens devraient reconnaître que plusieurs intervenants détiennent divers rôles qui pourraient faire progresser la protection des droits de la personne, comme suit.

• Le gouvernement du Canada devrait exercer un leadership politique de haut niveau et un engagement cohérent avec ses homologues en Asie sur les droits de la personne. En concluant des accords commerciaux et d'investissement en Asie, le gouvernement du Canada devrait évaluer et rendre public l'impact potentiel de ces accords sur le développement des droits de l'homme dans ces pays.

• Les acteurs du secteur privé devraient harmoniser leurs activités et projets et les activités de leurs partenaires avec les normes internationales des droits de la personne en se fondant sur les principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de la personne de l’ONU proposés par John Ruggie.

•Le Canada devrait supporter les ONG locales les groupes de la société civiles en Asie afin de soutenir les efforts de réforme du système juridique et favoriser la formation des juges et des avocats en Asie de façon à renforcer la capacité locale de reconnaître et protéger les droits de la personne reconnus par la communauté internationale.

•Les ONG canadiennes devraient encourager la modification des doctrines et pratiques juridiques en Asie de façon à appuyer la reconnaissance et la protection des droits de la personne reconnus par la communauté internationale.

•Les ONG canadiennes devraient favoriser une coopération plus étroite avec les intervenants du secteur privé afin de faire avancer la reconnaissance et la protection en Asie des droits de la personne.

Le groupe de travail sur les droits de la personne en Asie a été créé dans le cadre du Dialogue canadien sur l’Asie (DCA) de la Fondation. Ce compte rendu s’inspire de plusieurs rencontres et table rondes réalisées à Vancouver, Montréal et Ottawa. Ce rapport est le troisième dans la série de rapports de groupe de travail à paraître dans le cadre du DCA. Les rapports précédents ont examiné les relations énergétiques entre le Canada et l’Asie et l’implication du Canada au sein des institutions régionales en Asie. Le DCA vise à appeler les Canadiens à réfléchir et à discuter sur l’importance de cette région pour le Canada.

Pour lire le rapport dans son intégralité, cliquez ici.

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À propos de la Fondation Asie Pacifique du Canada

La Fondation Asie Pacifique du Canada offre aux Canadiens une source indépendante d’informations sur l’Asie contemporaine et les relations entre le Canada et l’Asie. En tant qu’organisme national à but non lucratif constitué par un acte du Parlement du Canada en 1984, la Fondation rassemble experts et connaissances pour mener des recherches et analyses approfondies et fournir des informations complètes et à jour sur l’Asie et les relations transpacifiques du Canada. Pour de plus amples informations, visiter www.asiapacific.ca.

À propos du Dialogue canadien sur l’Asie

Le Dialogue canadien sur l’Asie est une initiative pancanadienne destinée à appeler les Canadiens à réfléchir et à discuter sur l’importance de l’Asie pour le Canada en mettant l’accent sur l’éducation du public et la formulation de politiques. Cette initiative bénéficie du généreux soutien de nos partenaires fondateurs (Ressources Teck Limitée, Shell Canada, Financière Manuvie, Groupe financier BMO), commanditaires fondateurs (Banque HSBC Canada, Port Metro Vancouver) et donateurs fondateurs (Port of Halifax, Fiera Capital, Deloitte, Vancouver Airport Authority, Husky Energy, Canadien Pacifique, TELUS, Blakes, Cameco, SNC-Lavalin). Pour en savoir plus sur le Dialogue canadien sur l’Asie, visiter www.dialoguecanadiensurlasie.ca.

Pour organiser des interviews ou obtenir un complément d’information, veuillez communiquer avec :

Jillian Oliver
Agente des communications
Fondation Asie Pacifique du Canada
Tel : 604-630-1536
Mobile : 778-989-5471
jillian.oliver@asiapacific.ca

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