Le Canada ne peut réussir en Asie sans forger un consensus national : résultats de l’enquête nationale 2014 de la Fondation Asie Pacifique du Canada

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Vancouver (C.-B.) – 10 juin 2014 – D’après les résultats de l’enquête nationale 2014 Opinions des Canadiens sur l’Asie publiés aujourd’hui par la Fondation Asie Pacifique du Canada (la « Fondation »), le soutien pour les relations Canada-Asie faiblit malgré l’intensification des échanges commerciaux avec les pays asiatiques et des investissements dans la région. Cela risque de faire rater au Canada des occasions qui sont activement recherchées par d’autres pays occidentaux industrialisés.

« Les résultats de cette année indiquent une baisse de l’importance économique perçue de l’Asie mais aussi du soutien pour l’approfondissement des relations avec la région », selon Yuen Pau Woo, président et chef de la direction de la Fondation. « Or, comme le pouvoir économique et politique se déplace vers l’Asie, le Canada doit approfondir et élargir ses liens avec ce continent, ou bien risquer de connaître un déclin de son influence dans le monde et du niveau de vie de ses habitants. »

« Chaque Canadien a un rôle à jouer pour forger un consensus national sur l’importance de l’Asie pour le Canada », dit M. Woo. « Les dirigeants politiques doivent convaincre le public de soutenir le renforcement des liens avec l’Asie. Les entreprises doivent investir dans des stratégies visant les marchés asiatiques. Et les établissements d’enseignement doivent mettre l’accent sur les compétences, les connaissances et l’expérience de l’Asie afin de préparer la prochaine génération de Canadiens à prendre leur place dans un monde de plus en plus centré sur le continent asiatique. »

Tous les ans, l’enquête nationale se penche sur les opinions et les attitudes des Canadiens envers les relations entre le Canada et l’Asie. En 2014, le nombre de Canadiens qui croient qu’il faut mettre l’Asie au coeur de la politique étrangère du Canada (37 %) a chuté de 14 points depuis 2013 (51 %). De même, selon l’enquête 2014, moins de la moitié des Canadiens (47 %) pensent que le gouvernement doit faire plus pour faciliter les visites d’entreprises canadiennes en Asie en vue de promouvoir les échanges commerciaux et les investissements – une baisse de 11 points par rapport à la solide majorité (58 %) qui épousaient ce point de vue en 2013.

Cependant, tous les résultats de l’enquête n’indiquent pas un refroidissement des sentiments à long terme des Canadiens envers l’Asie. Ainsi, un tiers des Canadiens (33 %) pensent qu’aujourd’hui le Canada fait plus partie de l’Asie-Pacifique qu’il y a dix ans.

Cette année, l’enquête a été élargie pour découvrir ce qui motive les opinions des Canadiens sur l’Asie. Selon les résultats, l’appui des Canadiens pour les relations internationales est motivé moins par leur perception des possibilités économiques et plus par leur sentiment de confort politique et leur familiarité avec les pays.

Par exemple, 26 % des Canadiens voient l’Australie comme très importante pour la prospérité du Canada, même si elle ne fait pas partie de ses dix plus grands partenaires commerciaux. Deux fois moins nombreux (13 %) sont ceux qui pensent la même chose de la Corée du Sud, alors que celle-ci est septième parmi les plus grands partenaires commerciaux du Canada. De même, 41 % seulement des Canadiens appuient un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, contre 69 % avec l’Australie et 67 % avec l’Union européenne.

« Notre enquête laisse entendre que les Canadiens ont le moins d’hésitation à appuyer les relations avec les pays qui partagent avec eux une histoire, des lois et des valeurs similaires », dit Eva Busza, vice-présidente à la recherche. « Cependant, nous sommes d’avis que, vu les immenses possibilités de la région Asie-Pacifique, les Canadiens devraient chercher à jeter des ponts vers cette partie dynamique du monde. »

La Fondation Asie Pacifique du Canada est en train de mettre au point une série de programmes pour aider les Canadiens à explorer l’importance de l’Asie dans leur vie de tous les jours, afin qu’ils puissent faire des choix éclairés sur l’avenir des relations Canada-Asie. Son plus récent programme, unique en son genre, s’appelle Le facteur Asie. Lancé la semaine dernière, il met en œuvre un grand site interactif mesurant l’importance de l’Asie pour chaque province et territoire du Canada, ainsi que pour le Canada dans son ensemble. Le site est accessible au public au www.AsiaFactor.ca.

Pour consulter les résultats complets de l’enquête, cliquer ici.

- 30 - 

À propos de la Fondation Asie Pacifique du Canada

Cela fait plus de trente ans que la Fondation Asie Pacifique du Canada (la Fondation) joue un rôle moteur dans l’étude et l’analyse des relations du Canada avec l’Asie. Sa mission consiste à proposer aux entreprises, aux pouvoirs publics et à la société civile du Canada des idées à mettre en œuvre pour saisir les occasions offertes par une Asie en pleine évolution. Pour accomplir cette mission, elle s’appuie sur des données et analyses fiables pour formuler des conseils et orientations stratégiques faciles à comprendre et à mettre en pratique. À l’heure actuelle, la Fondation se concentre sur les thèmes suivants : échanges commerciaux et investissements; énergie et environnement; éducation internationale. À travers l’organisation de programmes de recherche et de rencontres, la Fondation Asie Pacifique du Canada a tissé des liens solides avec de nombreux décideurs politiques, chefs d’entreprise, universitaires et relais d’opinion au Canada et dans toute la région Asie-Pacifique.

Pour organiser des interviews ou obtenir un complément d'information, veuillez communiquer avec :

Jillian Oliver 
Responsable des communication
Fondation Asie Pacifique du Canada
jillian.oliver@asiapacific.ca
Bureau : 604-630-1536

Use 'AND' or 'OR' to refine your search.

Use quotes " " to get exact matches or remove them to get more results.