Le 13 août, la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a annulé les collaborations entre l’Université nationale australienne et l’Université du Shandong de Chine, ainsi qu’entre l’Université du Queensland (UQ) et l’Académie chinoise des sciences. Il s’agit du premier décret de ce type en vertu de la Foreign Relations Act de 2020 (loi sur les relations extérieures) du pays.
Selon le Times Higher Education, l’entente entre l’UQ et l’Académie chinoise des sciences devait permettre d’étudier la façon d’utiliser les protéines d’une plante indigène australienne pour soulager la douleur.
Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé son opposition à « la généralisation du concept de sécurité nationale pour supprimer la coopération internationale en matière d’éducation et de recherche ».
En juillet, les États-Unis ont officiellement ajouté l’Université du Shandong à une « liste noire » d’universités menant des « activités problématiques ». La version canadienne de cette « liste noire », intitulée Organisations de recherche nommées, énumère 103 établissements, dont 85 sont basés en Chine (y compris l’Institut de technologie informatique de l’Académie chinoise des sciences). Pour l’instant, des possibilités d’échange subsistent entre l’Université du Shandong et certaines universités canadiennes.
Comme Ottawa, Canberra a récemment cherché à gérer les inscriptions d’étudiants étrangers, en prévoyant 295 000 nouvelles places pour 2026, ce qui correspond à une hausse de 25 000 par rapport à 2025, mais à une baisse de 8 % par rapport au sommet atteint après la COVID.
Cette année, 57 % des étudiants étrangers en Australie sont originaires de Chine (23 %), d’Inde (16 %), du Népal (9 %), du Vietnam (5 %) et du Bangladesh (4 %).