Le président sud-coréen Lee Jae Myung et la première ministre japonaise Takaichi Sanae se sont rencontrés mardi pour discuter des liens bilatéraux, du Moyen-Orient et des chaînes d’approvisionnement alors que leurs deux pays cherchent à renforcer leur sécurité énergétique.
Plus important encore peut-être – compte tenu de la situation du détroit d’Ormuz qui s’enlise – M. Lee et Mme Takaichi ont convenu de coopérer pour se procurer et stocker du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié. Mme Takaichi a déclaré cette semaine que la « communauté internationale [était] perturbée », soulignant l’importance d’une communication étroite entre Tokyo et Séoul.
Les relations entre le Japon et la Corée du Sud se sont améliorées depuis 2023, après une longue période froide. Les deux pays entretiennent des différends remontant à des décennies, notamment le traitement réservé par les soldats japonais aux « femmes de réconfort » sud-coréennes et un conflit de longue date concernant les îles Dokdo/Takeshima.
En 2025, M. Lee a choisi le Japon pour son premier voyage à l’étranger, une décision sans précédent d’un dirigeant sud-coréen. Il s’agissait de la quatrième rencontre en six mois entre M. Lee et Mme Takaichi.
Il semble que le rapprochement entre la Corée du Sud et le Japon pourrait être durable. La concurrence stratégique entre les États-Unis et la Chine persistera probablement, rendant la coopération entre Tokyo et Séoul plus attrayante. Les chocs énergétiques actuels et futurs incitent également à la coopération, car les deux pays dépendent fortement des importations pour couvrir leurs besoins en énergie.
Le sentiment du public va également dans la bonne direction. Une enquête réalisée en 2025 par l’East Asia Institute a révélé que 63,3 % des Sud-Coréens avaient une « impression positive » du Japon, le taux le plus élevé jamais enregistré. Un sondage d’Asahi Shimbun a mis en évidence des opinions similaires des Japonais sur la Corée du Sud.
Le Japon et la Corée du Sud sont deux des plus importants partenaires du Canada dans la région indo-pacifique. Comme l’a indiqué la FAP Canada en 2025, un mécanisme trilatéral de collaboration dans les domaines de l’Arctique, de la défense et des minéraux critiques profiterait à tous les pays.