L’opinion favorable à l’égard de l’Inde demeure inchangée par rapport à la période précédant l’entrée en poste de Mark Carney
Cherchant à former une alliance des puissances moyennes, le premier ministre Mark Carney s’est rendu en Inde pour tenter de rapiécer une relation qui s’est dégradée au cours des dernières années tout en élargissant l’horizon économique du Canada dans la région indo-pacifique.
Selon de nouvelles données provenant d’une enquête réalisée par l’Institut Angus Reid en partenariat avec la Fondation Asie Pacifique du Canada, une majorité de Canadiens estiment que le voyage de Mark Carney en Inde arrive au « bon moment », mais expriment des réserves quant au rythme des pourparlers.
Les négociations concernant l’Accord de partenariat économique global (APEG) entre le Canada et l’Inde surviennent après un dégel diplomatique entrepris par M. Carney après qu’il a pris le pouvoir, de façon minoritaire, l’an dernier.
Les liens entre les deux pays sont tombés à plat dans la foulée d’allégations lancées par le prédécesseur de M. Carney selon lesquelles le gouvernement indien aurait participé au meurtre d’un leader séparatiste sikh en sol canadien.
Aujourd’hui, la moitié (53 %) des Canadiens estiment que le moment est opportun pour M. Carney de réaliser une visite officielle en Inde, et 7 % estiment même que ce voyage s’est fait attendre trop longtemps.
Une majorité de Canadiens (57 %) affirment que le Canada devrait accorder la priorité aux activités commerciales et aux investissements dans le cadre de sa relation avec l’Inde. L’énergie (31 %) constitue également un possible point de coopération, devant la collaboration sur les technologies émergentes (16 %), l’immigration d’Indiens hautement qualifiés au Canada (14 %) et les questions de sécurité et de défense (7 %).
Cela dit, les Canadiens n’estiment pas que la conclusion d’un accord de libre-échange général, qui fait actuellement l’objet de négociations mais qui ne devrait pas être signé dans le cadre de ce voyage, constitue une question pressante. Trois Canadiens sur cinq (58 %) affirment que le Canada devrait « faire preuve de prudence » quant à la conclusion d’un accord de libre-échange et « laisser les négociations se dérouler à leur propre rythme ». Moins de Canadiens (18 %) veulent qu’un accord soit signé « le plus rapidement possible ».
Ces résultats surviennent alors que l’opinion des Canadiens à l’égard de l’Inde ne s’améliore pas au même rythme que les relations officielles. Trois Canadiens sur dix (30 %) affirment avoir une opinion favorable de l’Inde, un résultat semblable à celui observé en mars 2025. Il s’agit néanmoins d’une amélioration modeste par rapport au creux enregistré en décembre 2024 (26 %). Plus de Canadiens préfèrent que leur gouvernement aborde l’Inde avec prudence (38 %) au lieu de chercher à établir des relations amicales ou à en faire un partenaire et allié précieux (32 %).
Plus de constatations :
- Plus de Canadiens ont une opinion favorable de l’Inde (30 %) que des États-Unis (26 %), et moins de Canadiens veulent que le Canada considère l’Inde comme une menace ou un ennemi (20 %) par rapport aux États-Unis (49 %).
- La moitié (50 %) des Canadiens affirment que la détérioration des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis causée par Trump les a rendus plus susceptibles de vouloir que leur pays fasse affaire avec l’Inde.
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