De la présence à l'impact : le nouveau chapitre de la Stratégie du Canada pour l'Indo-Pacifique

Vina Nadjibulla at Standing Committee of Canadian Parliament

La présente est une soumission écrite au Comité permanent des affaires étrangères et du développement international du Parlement pour l'examen de la Stratégie du Canada pour l'Indo-Pacifique, présentée par Vina Nadjibulla, vice-présidente, Recherche et stratégie, de la FAP Canada, à titre de complément à sa comparution devant le comité le 27 mai 2026.
 

La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique a constitué un tournant nécessaire dans l’engagement du Canada envers l’une des régions les plus importantes du monde. L’hypothèse fondamentale qui sous-tendait la stratégie était valable en 2022, et elle l’est encore plus aujourd’hui : la prospérité, la sécurité et l’influence du Canada exigent un engagement plus profond et plus soutenu dans l’Indo-Pacifique. 

C’est la région qui stimule la croissance mondiale, l’innovation, la demande d’énergie, la transformation numérique et la concurrence technologique. C’est aussi la région où se jouent les tensions géopolitiques les plus importantes, notamment la montée en puissance de la Chine, l’influence croissante de l’Inde, l’insécurité maritime, la coercition économique, les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement et l’intensification de la concurrence stratégique. 

Dans l’ensemble, la Stratégie a réalisé de réels progrès. Le Canada est plus présent, plus visible et mieux intégré aux réseaux régionaux qu’il ne l’a jamais été de mémoire récente. De nouveaux bureaux ont ouvert leurs portes. Les ministres et le premier ministre participent davantage. Les missions commerciales d’Équipe Canada amènent d’importantes délégations dans la région. Le Canada entretient de meilleures relations avec l’ANASE. Et les Forces armées canadiennes opèrent maintenant dans la région à un rythme plus soutenu. 

Ce sont de vrais changements, et ils sont importants. Dans l’Indo-Pacifique, la cohérence est remarquée. La présence compte. 

Mais la présence est un moyen, pas une fin. Il s’agit maintenant de déterminer si le Canada peut transformer son empreinte élargie en avantages concrets pour la prospérité, la sécurité et l’influence du Canada. 

C’est là que la prochaine phase de la Stratégie doit se concentrer. La Stratégie a aidé le Canada à bâtir une plateforme plus solide. Le Canada doit désormais mettre à profit cette plateforme pour obtenir des résultats : un commerce plus résilient, des partenariats plus solides, des chaînes d’approvisionnement plus robustes, une plus grande coopération dans les domaines de l’énergie et de la technologie, des contributions plus efficaces en matière de sécurité et un rôle plus clair pour le Canada dans l’orientation des résultats régionaux. 

Cette tâche est d’autant plus urgente que le monde a considérablement changé depuis le lancement de la Stratégie. La région indo-pacifique occupe désormais une place plus centrale, mais elle est aussi marquée par des rivalités accrues. Les États-Unis demeurent le partenaire le plus important du Canada, mais ils sont moins prévisibles et moins fiables. La Chine reste économiquement indispensable, mais aussi une source de risque important pour la sécurité nationale et économique. L’ampleur de l’Inde et son poids géopolitique sont devenus encore plus importants. La sécurité énergétique, la concurrence sur le plan technologique, les cybermenaces et les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques se sont toutes rapprochées du centre de la politique étrangère.

Compte tenu de ces changements, la prochaine phase de la Stratégie devrait aller au-delà d’un simple renforcement de la présence du Canada. Elle devrait mettre à jour les principes de base des politiques qui détermineront si le Canada peut jouer un rôle pertinent, efficace et déterminant dans la région. 

Chine et Taïwan 

Les chapitres de la Stratégie concernant la Chine et Taïwan doivent être mis à jour afin de refléter la réalité actuelle. 

En ce qui concerne la Chine, le diagnostic de la Stratégie initiale était globalement correct et reste pertinent. La Stratégie a désigné la Chine comme une puissance mondiale de plus en plus perturbatrice, dont les actions posent des défis aux intérêts canadiens, à la stabilité régionale, à la sécurité économique, aux droits de la personne et à l’ordre fondé sur des règles. Cette évaluation n’est pas devenue moins vraie depuis 2022. Au contraire, les préoccupations liées à la coercition économique, aux cyberopérations, à l’ingérence étrangère, à la répression transnationale, à la pression militaire dans la région et aux vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement sont devenues plus saillantes. 

Mais si le diagnostic reste pertinent, l’approche du Canada en matière de gestion des relations avec la Chine doit évoluer pour refléter les changements plus vastes de l’ordre mondial, le manque de fiabilité des États-Unis, les propres vulnérabilités du Canada et le besoin urgent d’élargir sa marge de manœuvre. Dans ce contexte, il est nécessaire que le gouvernement procède à un rééquilibrage de sa stratégie en privilégiant un engagement sélectif avec la Chine. Le Canada doit disposer de canaux de communication efficaces avec Beijing. Nous avons intérêt à stabiliser la relation et à nous engager là où cela sert les priorités canadiennes, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, du climat, de la santé publique, du commerce et de certaines questions multilatérales. 

Mais l’engagement sélectif ne peut pas devenir un accommodement silencieux. Il ne doit en aucun cas s’agir d’un acquiescement politique, d’une autocensure ou d’un assouplissement des règles du Canada. L’engagement doit être fondé sur les intérêts, discipliné et délimité par des mesures de protection claires. Le Canada doit être prêt à collaborer avec la Chine lorsque leurs intérêts concordent, mais il doit également être tout aussi clair quant aux domaines où la coopération n’est pas appropriée et où les lois, les valeurs et les intérêts de sécurité du Canada doivent prévaloir. 

Il faut donc des mesures de protection plus rigoureuses en ce qui concerne l’ingérence étrangère, la répression transnationale, le travail forcé, les cybermenaces, le filtrage des investissements, la sécurité de la recherche, les technologies sensibles, les infrastructures essentielles, la gouvernance des données et l’intégrité des chaînes d’approvisionnement. Il s’agit également d’éviter de nouvelles formes de dépendance stratégique envers le marché chinois, notamment dans les secteurs où le Canada a déjà subi les conséquences de la coercition économique (comme celui du canola).

Une politique mature concernant la Chine n’est pas une politique qui évite toute friction avec Beijing. Certaines frictions sont inévitables. Le véritable test consiste à savoir si le Canada peut collaborer avec la Chine là où leurs intérêts concordent tout en restant ferme là où la souveraineté, la sécurité, les lois et les principes canadiens l’exigent. 

Taïwan devrait être abordé séparément et explicitement dans la prochaine phase de la Stratégie. 

La relation substantielle que le Canada entretient avec Taïwan ne devrait pas être réduite, ralentie ou traitée comme une monnaie d’échange dans le cadre du rééquilibrage avec Beijing. La politique d’une seule Chine adoptée par le Canada offre une grande marge de manœuvre pour une coopération concrète avec Taïwan, et il convient d'en tirer parti avec assurance. 

Taïwan est une grande puissance économique, un partenaire technologique essentiel, une démocratie dynamique et un acteur essentiel de la résilience dans les domaines des semi-conducteurs, de la cybersécurité et des chaînes d’approvisionnement. Il s’agit également d’un partenaire avec lequel le Canada a déjà créé un élan significatif dans le cadre de la Stratégie. Ces progrès devraient se poursuivre. 

Le Canada devrait aller de l’avant en instaurant des mesures de coopération concrètes avec Taïwan dans les domaines du commerce, de l’investissement, de la technologie, de l’éducation, de la cybersécurité, de la protection des infrastructures essentielles, de la sécurité sanitaire, de la résilience démocratique et de la sécurité des chaînes d’approvisionnement. Cela devrait comprendre la signature anticipée de l’accord de facilitation du commerce, négocié de longue date, et un soutien continu envers l’engagement des parlementaires, des universités, des entreprises et du volet 1.5. Le Canada devrait continuer à transiter par le détroit de Taïwan avec ses alliés et partenaires dans le cadre d’un engagement plus vaste à l’égard du droit international, de la liberté de navigation et de la stabilité régionale. 

Il ne s’agit pas de provoquer la Chine. Il s’agit de s’assurer que la politique du Canada à l’égard de Taïwan est guidée par les intérêts canadiens, et non par une retenue anticipée. La réduction de l’engagement avec Taïwan n’apportera pas de stabilité dans les relations entre le Canada et la Chine. Cela ne fera que réduire la marge de manœuvre du Canada et risquera de signaler que la pression fonctionne. 

Une stratégie révisée devrait donc remplir deux objectifs à la fois : soutenir une politique pragmatique à l’égard de la Chine, fondée sur les intérêts et assortie de mesures de protection exécutoires, et approfondir l’engagement important avec Taïwan d’une manière qui est conforme à la politique actuelle du Canada et clairement alignée sur les intérêts canadiens. 

Inde, énergie, commerce numérique et services 

En ce qui concerne l’Inde, le Canada doit aller au-delà de la gestion de crise et de la mobilisation épisodique. La taille, la croissance, les besoins énergétiques, la capacité technologique et le poids géopolitique de l’Inde rendent ce pays indispensable à toute stratégie sérieuse de l’Indo-Pacifique. Mais pour transformer le renouveau actuel en un partenariat durable, il faudra des compétences beaucoup plus approfondies en ce qui concerne l’Inde au sein du gouvernement, des entreprises, des universités, des provinces et de la société civile.

La Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique a également besoin d’une dimension énergétique beaucoup plus robuste. Le Canada peut jouer un rôle plus important dans la région indo-pacifique s’il est considéré comme un fournisseur fiable d’énergie conventionnelle et propre. Le gaz naturel liquéfié, le gaz propane liquéfié, l’uranium, les minéraux critiques, l’hydrogène, les technologies propres et les services énergétiques doivent être traités non seulement comme des débouchés commerciaux, mais aussi comme des actifs stratégiques. La sécurité de l’énergie peut être un levier permettant au Canada de jouer un rôle important dans la région. 

La Stratégie devrait également renforcer le commerce et les services numériques, ainsi que les universités, l’innovation et les partenariats technologiques. Le débat économique canadien sur la région indo-pacifique reste encore trop axé sur les exportations de marchandises. Celles-ci sont certes essentielles, mais les possibilités de croissance les plus dynamiques se trouvent également dans les services, les infrastructures numériques, l’intelligence artificielle, le quantique, l’éducation, les partenariats de recherche et la mobilité des talents. Les universités et les collèges du Canada sont des atouts stratégiques dans la région et doivent être traités comme tels. 

Sur le plan de la sécurité, le Canada ne sera pas un acteur militaire majeur dans la région indo-pacifique. Mais nous pouvons tout de même être un partenaire de sécurité utile, fiable et compétent. Le Canada devrait se concentrer sur les domaines où il apporte une valeur ajoutée spécialisée : la connaissance du domaine maritime, la détection des navires clandestins, la cyberrésilience, l’application de sanctions, la formation, la diplomatie de défense et la participation régulière aux exercices régionaux. 

Lier la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique à la politique étrangère et à la résilience économique nationale du Canada 

La prochaine phase de la Stratégie doit également être liée à une stratégie de politique étrangère canadienne plus vaste. Les stratégies régionales et thématiques du Canada ne peuvent pas être cloisonnées. La Stratégie pour l’Indo-Pacifique doit être liée à la politique arctique, à la mobilisation euro-atlantique, à la politique de développement, à la politique de défense et à la stratégie de sécurité économique. L’Arctique est lié à la sécurité du Pacifique Nord. 

Enfin, la Stratégie doit être directement liée au programme de résilience économique nationale du Canada. Les minéraux critiques, les infrastructures énergétiques, les grands projets, la stratégie industrielle de défense, l’intelligence artificielle, le quantique, la cyberrésilience, l’attraction des investissements et la diversification des exportations ne sont pas des éléments distincts de la politique indo-pacifique. Ils en sont au cœur. 

L’Indo-Pacifique est l’un des principaux domaines où la stratégie économique nationale du Canada fera ses preuves ou échouera. 

Recommandations à l’intention du Comité

1. Lancer la deuxième phase de la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifique — une évolution, pas une réinvention.

Le Canada ne devrait pas abandonner la Stratégie pour l’Indo-Pacifique actuelle ni repartir de zéro. Il risquerait ainsi de freiner son élan et de donner l’impression d’un manque de cohérence à ses partenaires. Le gouvernement devrait toutefois lancer dès que possible, et au plus tard au début de 2027, une deuxième phase plus ciblée, comportant un nombre réduit de priorités, des ressources supplémentaires consacrées à cet effet et des résultats mesurables.

2. Faire de la résilience économique le fil conducteur de la prochaine phase.

La Stratégie pour l’Indo-Pacifique devrait être explicitement axée sur la prospérité, la sécurité et la souveraineté du Canada. La diversification ne devrait pas se limiter à une simple augmentation des échanges commerciaux; elle devrait se traduire par un ancrage plus profond et plus résilient dans des secteurs stratégiques, tels que l’énergie, les minéraux critiques, l’agroalimentaire, les technologies propres, l’intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité, le commerce numérique, l’éducation et les services.

3. Lier la Stratégie à une stratégie globale de politique étrangère et de sécurité nationale du Canada.

La Stratégie pour l’Indo-Pacifique ne peut pas être considérée comme une politique régionale isolée. Elle doit être liée aux programmes du Canada en ce qui concerne l’Arctique et l’Euro-Atlantique, le développement, la défense, la technologie et la sécurité économique. Le Canada doit établir un cadre intégré de politique étrangère qui explique comment ces stratégies régionales et thématiques sont liées.

4. Intégrer un volet indo-pacifique aux stratégies économiques nationales du Canada. 

Chaque grande stratégie économique nationale devrait avoir une composante indo-pacifique. La stratégie du Canada en matière de minéraux critiques devrait cerner les investisseurs, les clients, les partenaires de transformation et les possibilités découlant des chaînes d’approvisionnement de l’Indo-Pacifique. La stratégie industrielle de défense du Canada devrait inclure des possibilités de codéveloppement et d’approvisionnement dans la région indo-pacifique. La stratégie énergétique du Canada devrait définir des voies pratiques d’accès aux marchés asiatiques. Les stratégies du Canada en matière d’intelligence artificielle, de quantique et de cybersécurité devraient désigner les partenaires prioritaires de l’Indo-Pacifique.

5. Renforcer le pilier de la sécurité énergétique.

Le Canada devrait se positionner comme un partenaire énergétique fiable pour l’Indo-Pacifique, tant pour l’énergie conventionnelle que pour l’énergie propre. Le gaz naturel liquéfié, le gaz propane liquéfié, l’uranium, l’hydrogène, les minéraux critiques, les technologies propres et les infrastructures énergétiques devraient être traités comme des outils stratégiques pour renforcer la pertinence du Canada dans la région.

6. Mettre à jour le chapitre sur la Chine en y ajoutant des mesures de protection exécutoires.

Le Canada devrait collaborer avec la Chine là où leurs intérêts concordent, mais en définissant beaucoup plus clairement les limites. La prochaine phase devrait inclure des mesures de protection en ce qui concerne l’ingérence étrangère, le travail forcé, les cybermenaces, le filtrage des investissements, la sécurité de la recherche, les technologies sensibles, les infrastructures essentielles et l’intégrité de la chaîne d’approvisionnement. 

7. Maintenir et intensifier la coopération avec Taïwan.

Le Canada ne devrait pas permettre qu’une politique plus pragmatique avec la Chine se fasse au détriment des relations avec Taïwan. La politique d’une seule Chine du Canada offre une place importante pour approfondir la coopération concrète avec Taïwan dans les domaines du commerce, de la technologie, de l’éducation, de la cybersécurité, de la resilience démocratique, des échanges entre les peuples, des semi-conducteurs et des chaînes d’approvisionnement.

8. Redéfinir le chapitre sur l’Inde en mettant l’accent sur l’envergure, le réalisme et l’expertise.

L’Inde doit occuper une place beaucoup plus importante dans la Stratégie pour l’Indo-Pacifique. Le Canada devrait se concentrer sur l’énergie, l’agriculture, l’éducation, l’innovation, l’infrastructure numérique, les minéraux critiques, la gouvernance de l’intelligence artificielle et le commerce. Cela nécessite toutefois davantage de compétences en ce qui concerne l’Inde au sein du gouvernement, des entreprises, des universités, des provinces et de la société civile.

9. Passer d’un engagement régional général à des partenariats clés.

Le Canada devrait privilégier un nombre restreint de partenaires là où les intérêts, la confiance et la volonté politique sont les plus forts : le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, l’Inde, l’Indonésie, les Philippines, Singapour, le Vietnam, Taïwan et l’ANASE en tant qu’institution. Chaque partenariat devrait viser un objectif clair et prévoir un nombre restreint de livrables pratiques.

10. Renforcer le commerce numérique, les services, les universités et les partenariats en matière d’innovation.

Le programme économique de la prochaine phase de la Stratégie du Canada devrait aller au-delà de l’exportation de marchandises. Les écosystèmes des services, du commerce numérique, de l’éducation, de la mobilité des talents, des partenariats de recherche, de l’intelligence artificielle, du quantique et de l’innovation devraient être au cœur de la Stratégie.

11. Apporter une valeur ajoutée en matière de sécurité là où le Canada dispose d’un avantage comparatif.

Le Canada devrait maintenir sa présence régionale en matière de sécurité, notamment sa diplomatie de défense et ses transits dans le détroit de Taïwan, mais se concentrer sur les capacités spécialisées dont les partenaires ont réellement besoin : connaissance du domaine maritime, détection des navires clandestins, cyberrésilience, application de sanctions, formation, protection des infrastructures essentielles et participation à des exercices régionaux.

12. Mettre en place une initiative indo-pacifique mobilisant l’ensemble de la société.

La Stratégie pour l’Indo-Pacifique ne peut pas être mise en œuvre par le gouvernement fédéral seul. Les provinces, les villes, les universités, les collèges, les entreprises, la société civile, les collectivités de la diaspora et les jeunes professionnels doivent tous participer à cet effort. Le Canada a besoin de compétences plus approfondies en ce qui concerne l’Asie : compétences linguistiques, connaissances réglementaires, réseaux d’affaires, expertise régionale et liens interpersonnels durables.

13. Mesurer les résultats, pas l’activité.

Le gouvernement devrait publier une fiche annuelle de rendement pour la Stratégie. Il devrait rendre compte de l’accès au marché garanti, des investissements attirés, des chaînes d’approvisionnement renforcées, des capacités de sécurité mises en place, des étudiants et des talents retenus, des partenariats institutionnalisés et des obstacles réglementaires éliminés. Les réunions, les missions et les annonces n’ont d’importance que si elles produisent des résultats.

Vina Nadjibulla

Vina Nadjibulla s’est jointe à la Fondation Asie Pacifique du Canada (FAP Canada) à titre de vice-présidente, Recherche et Stratégie, en novembre 2023.

À ce poste, elle dirige les travaux de recherche, les activités de politique publique et les programmes de l’organisation liés à l’engagement du Canada dans l’Indo-Pacifique. Elle supervise notamment l’agenda de recherche de la FAP Canada ainsi que ses programmes phares, incluant les bourses de recherche et les initiatives de renforcement des capacités, les dialogues semi-officiels et parallèles, et les partenariats à travers l’Asie. Elle joue un rôle central dans l’orientation stratégique de la Fondation, le renforcement de son impact en matière de politique publique, et l’expansion de sa présence et de ses réseaux dans l’Indo-Pacifique.

Vina Nadjibulla est une commentatrice régulière des politiques étrangères canadiennes et des affaires indo-pacificques. Elle possède une expertise particulière en sécurité économique, concurrence entre grandes puissances et évolution des relations du Canada avec la Chine et l’Inde. Ses travaux visent à faire avancer l’agenda de diversification du Canada, à renforcer les partenariats stratégiques dans la région et à naviguer à l’intersection du commerce, de la sécurité et des technologies émergentes.

Fort de plus de vingt ans d’expérience en sécurité internationale et en diplomatie, Vina a travaillé avec des gouvernements, des organisations internationales, des centres de réflexion et des institutions philanthropiques en Amérique du Nord, en Asie et en Asie centrale. Ses activités ont couvert la résolution de conflits, les droits de la personne, la gestion des risques stratégiques et la diplomatie multilatérale.

Vina est professeure adjointe à la School of Public Policy and Global Affairs de l’Université de la Colombie-Britannique et chercheuse principale au Soufan Center. Elle détient une maîtrise en affaires internationales de l’Université Columbia. Citoyenne canadienne, elle est née dans l'ex-Union soviétique, a grandi en Afghanistan et a effectué ses études aux États-Unis. Vina parle couramment l’anglais, le russe et le farsi.

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