La Fondation Asie Pacifique du Canada, le ministère de l’Industrie et du Commerce du Vietnam et l’ambassade du Canada au Vietnam ont organisé conjointement le Forum Canada–Vietnam sur la résilience économique et les liens entre les membres du PTPGP et l’Union européenne, le 20 juillet 2026, à Hô Chi Minh-Ville, avec l’appui des chambres de commerce canadiennes au Vietnam.
Les membres de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP) et l’Union européenne (UE) ont amorcé un dialogue officiel en novembre 2025. Réunis à Melbourne, en Australie, à l’occasion du premier Dialogue PTPGP–UE sur le commerce et l’investissement, les ministres du Commerce ont alors publié une déclaration conjointe désignant le commerce numérique, la résilience des chaînes d’approvisionnement et le contexte commercial mondial comme domaines de coopération.
Cette démarche est maintenant confrontée à une première épreuve : débouchera-t-elle sur des résultats concrets lors de la réunion ministérielle prévue à Hanoï en novembre 2026, ou demeurera-t-elle une simple déclaration d’intention commune?
Le Forum a été organisé en amont de la troisième réunion des hauts fonctionnaires du PTPGP tenue durant l’année de présidence du Vietnam. Il a réuni de hauts fonctionnaires du Canada, du Vietnam, du Japon, de Singapour et de l’UE, ainsi que des chefs d’entreprise, des juristes, des universitaires et des représentants de chambres de commerce. Ensemble, les deux blocs représentent environ 32% du PIB mondial et 37% du commerce mondial. Les participants ont largement considéré comme acquise la pertinence stratégique d’un rapprochement. Les échanges ont donc plutôt porté sur les résultats possibles, l’ordre des priorités et les instruments à mobiliser.
Plusieurs contraintes se sont dégagées : le court délai dont disposent les parties pour coordonner leurs efforts et obtenir des résultats cette année; les capacités de négociation limitées, particulièrement chez les membres du PTPGP à plus faible revenu; les différences entre les structures institutionnelles des deux blocs; et l’écart persistant entre le contenu des accords et leur utilisation concrète.
Les discussions ont porté sur les mesures à court terme qui pourraient être mises de l’avant sans devoir d’abord régler les questions plus vastes de convergence réglementaire.
Consultez le rapport de synthèse ci-dessous.