Jennifer Lau

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Jennifer Lau

Quels sont vos intérêts universitaires ou professionnels en ce qui concerne la région de l’Asie-Pacifique?

Je suis présentement rédactrice en chef adjointe de Fête chinoise, une plateforme culturelle qui promeut la culture chinoise moderne. Avant de me joindre à Fête chinoise, j’ai terminé mon doctorat en études de l’Asie de l’Est sur la relation entre l’Amérique du Nord et la dynastie Qing, et j’ai mené des recherches à Hong Kong, Taipei, Shanghai, Pékin, Hangzhou et Séoul. Parallèlement à mes fonctions au sein du Conseil jeunesse de l’Asie Pacifique de Toronto (CJAPT), je donne également des cours à temps partiel sur l’histoire, la langue et la littérature chinoises à l’Université de Toronto, car j’adore faire part de mes connaissances sur la culture chinoise et donner l’occasion à d’autres personnes de réinventer le monde dans lequel nous vivons.

Y a-t-il un endroit particulier en Asie avec lequel vous ressentez une grande appartenance (que ce soit en raison de voyages, de membres de la famille ou une autre expérience)?

Hong Kong. Pour moi, il s’agit d’un endroit empreint de nostalgie, premièrement parce que de nombreuses histoires sur cette ville culturelle m’ont été racontées pendant mon enfance, et deuxièmement à cause des séries télévisées de la TVB que je regardais en grandissant. Le fait d’avoir pu travailler à Hong Kong entre 2012 et 2014 avec des professeurs et des établissements exceptionnels a constitué un privilège absolu. Je m’y rends encore fréquemment.

À votre avis, pourquoi les étudiants et les jeunes professionnels canadiens devraient-ils s’intéresser à l’Asie?

L’Asie a beaucoup à offrir en termes d’expériences et de croissance. Que l’on choisisse de revenir au Canada ou de voyager ailleurs après avoir travaillé ou étudié en Asie, l’expérience d’une ville asiatique en plein essor et culturellement enrichissante vous permettra de rêver plus grand et d’être plus apprécié. J’encourage vivement les étudiants et les jeunes professionnels à trouver des bourses et des possibilités d’échange offertes par tous les niveaux de gouvernement.

Qu’espérez-vous accomplir cette année au sein du Conseil jeunesse de l’Asie Pacifique de Toronto?

En tant que coprésidente, j’aimerais combler le fossé entre les Canadiens et la région de l’Asie Pacifique grâce à des sujets pertinents et applicables. Nous allons explorer les nouvelles technologies et aborder de nouveaux thèmes, pour faire entendre la voix des jeunes.

Avez-vous des livres sur l’Asie à recommander?

D’un point de vue universitaire, je vous recommande Translingual Practice de Lydia Liu si vous vous intéressez aux langues, aux contes, à la Chine et au Japon. Si vous aimez étudier et lire des histoires insolites et interreliées, je vous recommanderais The Intimacies of Four Continents de Lisa Lowe. Pour vos loisirs, je vous recommande vivement Dogs at the Perimeter de Madeleine Thien, qui traite du génocide cambodgien.

Parlez-nous d’une de vos expériences intéressantes ou amusantes lors d’un voyage Asie.

Je me souviens d’un échange amusant pendant mon programme de maîtrise à l’Université nationale de Taïwan il y a plus de dix ans. Je n’avais étudié que le mandarin standardisé (avec l’accent de Beijing), et je n’avais pas réalisé qu’il y avait des différences linguistiques non seulement dans l’accent, mais aussi dans le vocabulaire du mandarin parlé à Taïwan. Pendant mon séjour, j’ai beaucoup appris sur les nuances locales du mandarin taïwanais. Tout le monde faisait preuve d’une grande patience à mon égard et répétait des expressions à maintes reprises, chaque fois que j’avais l’air de ne pas comprendre.

Je me souviens très distinctement d’une conversation. C’était juste à l’extérieur de la station de métro de Gongguan, près de l’université. Je demandais à une femme piétonne comment était la station de métro en utilisant le mot ditie (地鐵), qui est le nom utilisé pour le métro en Chine continentale. Mais à Taïwan, le métro s’appelle jieyun (捷運). Je lui ai demandé à plusieurs reprises si le métro (ditie) se trouvait bien à cet endroit, et la dame n’arrêtait pas de pointer du doigt l’entrée en affirmant que le métro (jieyun) se trouvait juste là. Le tout a duré une bonne minute, jusqu’à ce qu’elle s’exclame, pour terminer :  « Mademoiselle, croyez-moi, ditie signifie jieyun et jieyun signifie ditie! » J’en ris encore aujourd’hui. Après plusieurs mois à Taïwan, j’ai fini par troquer mon accent d’origine et suis rentrée à la maison avec un accent plus taïwanais.

Quelle serait votre prochaine destination en Asie et pourquoi?

J’aimerais aller voir davantage de sites touristiques en Chine continentale, parce que je sais qu’il y a beaucoup plus de choses à comprendre et à comprendre sur les lieux que les poètes célèbres ont décrits il y a des siècles. J’adore la randonnée et le plein air, j’aimerais donc en faire plus pendant que je suis encore jeune!

Quelle est votre collation asiatique préférée?

J’ai deux collations asiatiques préférées : les Maltesers (qui, je le sais, sont britanniques, mais si populaires à Hong Kong que je les associe à l’Asie) et les barres de crème glacée MELONA de la Corée du Sud! Mais s’il s’agit d’une collation sans emballage, alors j’adore les mets du marché nocturne taïwanais; mon préféré étant le plat d’œufs d’huîtres (ô-á-chiān/蚵仔煎).