Après la victoire écrasante du BNP, le Bangladesh cherche à se reconstruire

La semaine dernière, le Bangladesh a connu ses premières élections libres et équitables en près de vingt ans. Les rivaux de Sheikh Hasina, la dirigeante autoritaire de longue date du pays, qui a fui en 2024 à la suite d’un soulèvement mené par des jeunes, ont obtenu la majorité des voix.

Le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) a remporté 209 des 300 sièges, et le Jamaat-e-Islami, un parti islamiste, 68 sièges. Le taux de participation a été de 59,44 %.

Le président du BNP, Tarique Rahman, en exil à Londres depuis 17 ans, a prêté serment mardi en tant que premier ministre. Selon le Dhaka Tribune, pour les membres du BNP, « cette journée symbolise à la fois une restauration politique et un apaisement émotionnel après des années de luttes juridiques, d’emprisonnement et d’exil ».

Le nouveau gouvernement est confronté à une situation difficile : le taux élevé de chômage chez les jeunes, la corruption et la faible croissance du secteur industriel entravent le potentiel économique du pays.

Le ministre des Finances du Bangladesh, Amir Khasru Mahmud Chowdhury, a reconnu mercredi que « les institutions de l’État sont en piteux état » et a déclaré que le retour du « professionnalisme, de la transparence et de l’efficacité » dans ces institutions « est l’enjeu primordial ».

Le premier ministre indien Narendra Modi, allié de Hasina, a félicité Rahman, réaffirmant « l’engagement soutenu de l’Inde en faveur de la paix, du progrès et de la prospérité de nos deux peuples ». Affaires mondiales Canada a félicité les électeurs bangladais sur les médias sociaux.


BANGLADESH : Tanya Dawar, de la FAP Canada, se penche sur les élections au Bangladesh et l’avenir du pays, affirmant que « alors que la gouvernance évolue dans le huitième pays le plus peuplé du monde, les résultats posent la base d’une épreuve déterminante pour la réforme institutionnelle, la relance économique et le positionnement géopolitique ».