Dimanche, c’était la journée des brefs en Nouvelle-Zélande, le début officiel d’une campagne qui se terminera probablement par un « faiseur de rois » qui fera pencher la balance au profit de l’un des deux grands partis du pays.
Le parti de centre-droit National, celui du premier ministre de Nouvelle-Zélande, Christopher Luxon, n’obtient que 25,9 % des voix, son plus bas taux depuis six ans. Le Parti travailliste, de centre gauche, l’autre grand parti, en recueille 30,8 %. Les Verts sont à 14,8 %. Les électeurs se rendront aux urnes le 7 novembre.
Un gouvernement de coalition ou minoritaire est presque garanti. Les analystes estiment que les chances des travaillistes de former un gouvernement sont légèrement meilleures si le parti s’allie aux Verts, au Te Pāti Māori et au Parti des Opportunités centriste.
Depuis le premier vote de la Nouvelle-Zélande dans le cadre de son système proportionnel mixte en 1996, neuf des dix élections ont produit des gouvernements de coalition ou minoritaires.
M. Luxon et le chef du Parti travailliste, Chris Hipkins, le prédécesseur immédiat de M. Luxon au poste de premier ministre, se sont affrontés lors du premier débat des chefs mardi. Le coût de la vie, les soins de santé, l’éducation, les impôts et les salaires ont dominé les discussions.
Le monde tel qu’il est
Sous M. Luxon, la Nouvelle-Zélande s’est engagée à augmenter ses dépenses en défense, a signé un accord de libre-échange avec l’Inde, s’est rapprochée de partenaires comme Singapour, la Corée du Sud et le Vietnam, et a exploré une « participation potentielle » au « pilier II » de l’accord AUKUS, qui se concentre sur le développement de « capacités avancées » (le Canada a manifesté son intérêt à « collaborer » sur les projets du pilier II de l’accord AUKUS en 2024).
Le Parti travailliste ne se joindrait pas au pilier II, mais semble largement partager la vision du monde d’Ottawa. Dans un vaste discours de septembre sur la politique étrangère, M. Hipkins a déclaré que « nous ne pouvons pas simplement nous fier à de vieilles relations, à de vieilles institutions ou à de vieilles présomptions en matière de commerce, de sécurité et de coopération internationale ».
« Nous devons composer avec le monde tel qu’il est », a ajouté M. Hipkins, invoquant un sentiment familier.
La dernière visite d’un premier ministre canadien en Nouvelle-Zélande remonte à 2014.