Rapport sommaire : Renforcer les relations Canada–Indonésie : Moments forts de la tournée canadienne de la délégation du CSIS Indonesia

Chercheurs invités du CSIS Indonesia lors d’une rencontre avec des représentants du Conseil international du Canada (CIC) à Ottawa : Greg Goldhawk et Peter MacArthur.
CSIS Indonesia Visiting Scholars meeting with representatives from CIC Ottawa: Peter MacArthur (middle) and Greg Goldhawk (right)

La Fondation Asie Pacifique du Canada (FAP Canada) a accueilli, du 13 au 15 avril 2026, une délégation du Centre for Strategic and International Studies Indonesia (CSIS Indonesia), l’un des principaux groupes de réflexion indépendants en Asie du Sud-Est. Cette délégation a rencontré des experts et des parties prenantes à Ottawa et à Toronto. Dans le cadre du Programme indo-pacifique des chercheurs invités de la FAP Canada, appuyé par le gouvernement du Canada, les membres de la délégation ont échangé avec leurs homologues canadiens sur les perspectives indonésiennes concernant l’évolution de l’ordre régional, l’avenir de la coopération entre puissances intermédiaires, ainsi que les possibilités et les défis liés à la relation bilatérale Canada–Indonésie. 

La délégation se composait de trois chercheurs : la Dre Lina Alexandra, Andrew Wiguna Mantong et Muhammad Habib Abiyan Dzakwan. Leurs domaines d’expertise couvrent la politique étrangère de l’Indonésie, la défense et la sécurité, les minéraux critiques, la transition énergétique et la gouvernance démocratique. Il s’agissait de la première fois que le programme accueillait une délégation institutionnelle indonésienne, marquant ainsi une étape importante dans le développement de ses partenariats avec des acteurs clés, tant gouvernementaux que non gouvernementaux, en Indonésie. Cette visite s’inscrit dans la continuité du renforcement des liens institutionnels entre la FAP Canada et l’Indonésie, notamment à la suite de la signature de protocoles d’entente avec la Foreign Policy Strategy Agency (FPSA) et la Chambre de commerce et d’industrie d’Indonésie (Kadin) à l’automne 2025. 

À Ottawa, la délégation a rencontré des représentants d’Affaires mondiales Canada, du ministère de la Défense nationale, de Ressources naturelles Canada, du Bureau du Conseil privé, du Centre de recherches pour le développement international, de l’ambassade d’Indonésie au Canada, du Centre parlementaire ainsi que du groupe d’étude Asie-Pacifique du Conseil international du Canada. À Toronto, une table ronde tenue à la Munk School of Global Affairs and Public Policy de l’Université de Toronto a réuni des universitaires, des chercheurs, des représentants de la société civile et du milieu des affaires, notamment du Centre for Asian Research de l’Université York, du programme Asian Business and Management, du Citizen Lab, du Toronto Region Board of Trade, de Youth for Canadian Trade Diversification, ainsi que des membres de la diaspora et de la communauté consulaire indonésiennes. 

À l’approche du 75e anniversaire des relations Canada–Indonésie, un paradoxe demeure : malgré des décennies de relations officielles, la compréhension mutuelle reste limitée. Selon un sondage de la FAP Canada, seulement 11% des Canadiens estiment bien connaître l’Indonésie. De plus, dans un sondage mené en 2026 par l’ISEAS – Yusof Ishak Institute, basé à Singapour, les répondants indonésiens ont classé le Canada au 10e rang en matière d’importance stratégique parmi les 11 partenaires de dialogue de l’ANASE. Ces résultats mettent en lumière à la fois les limites des efforts de diplomatie publique à ce jour et des enjeux plus fondamentaux liés à l’investissement, à la production de connaissances et à l’engagement institutionnel. Ils soulignent également l’ampleur des possibilités que ce programme vise à exploiter. Dans ce contexte, la mission a permis de dégager plusieurs thèmes interconnectés structurant la relation bilatérale. 

Les chercheurs invités du CSIS aux côtés de l’ambassadeur d’Indonésie au Canada, Muhsin Syihab (cinquième à partir de la droite), et de la vice-présidente, Recherche et stratégie, de la FAP Canada, Vina Nadjibulla (quatrième à partir de la droite).

Un nouvel élan dans la relation bilatérale  

Un constat récurrent au cours des discussions est que la relation Canada–Indonésie entre dans une phase plus substantielle. La visite du président indonésien Prabowo Subianto au Canada en septembre 2025 témoigne de cette ambition. Par ailleurs, des négociations sont en cours en vue d’un plan d’action Canada–Indonésie pour 2026–2029, qui servira de feuille de route bilatérale définissant des priorités et des engagements communs dans des domaines tels que le commerce, la défense et les liens entre les populations. On a également noté un repositionnement de la politique étrangère canadienne sous la direction du premier ministre Mark Carney, passant d’un accent sur le pouvoir d’influence et les valeurs communes à une approche davantage axée sur la résilience économique ainsi que la coopération en matière de défense et de sécurité. Cette évolution trouve un certain écho dans l’approche pragmatique adoptée par l’Indonésie sous la présidence de Prabowo. L’Accord de partenariat économique global (APEG) entre le Canada et l’Indonésie, signé en septembre 2025, a été identifié comme un levier clé pour approfondir les liens commerciaux et d’investissement entre les deux pays. 

Lors de la table ronde, des questions ont été soulevées quant à la pérennité de l’engagement du Canada dans la région indo-pacifique. Certains se sont demandé si l’attention accrue portée par le Canada reflète un virage stratégique durable ou s’il s’agit principalement d’une réaction aux bouleversements liés au retour de l’administration du président américain Donald Trump et à l’intensification de la rivalité entre grandes puissances. Plusieurs participants ont toutefois rejeté l’idée d’un engagement temporaire, estimant que les changements en cours dépassent un simple ajustement de politique. Selon eux, le Canada traverse une transformation stratégique et psychologique à l’échelle de la société, comparable à l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la perception de la résilience et de la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement. Le Canada a été contraint de prendre pleinement conscience des risques liés à une dépendance excessive envers un seul partenaire, et cette prise de conscience devrait perdurer, indépendamment des changements politiques aux États-Unis. 

Cela dit, les intentions ne suffisent pas. Le Canada devra s’appuyer sur des capacités institutionnelles solides, un financement soutenu et une volonté d’investir dans des initiatives à long terme.  

Naviguer la rivalité entre grandes puissances en tant que puissances intermédiaires 

Le principe de politique étrangère « libre et active » de l’Indonésie — soit sa posture traditionnelle de non-alignement — a été un point de référence récurrent, tout comme la difficulté croissante de maintenir cette position dans un contexte où l’interdépendance économique est de plus en plus instrumentalisée par les grandes puissances. Les discussions ont permis d’établir une distinction utile entre diversification et découplage. L’approche de l’Indonésie ne vise pas tant à se découpler de la Chine qu’à rehausser sa position économique tout en préservant son autonomie stratégique. L’expérience du Canada face à l’instrumentalisation du commerce a été jugée directement pertinente pour l’Indonésie, et constitue une base crédible pour une solidarité réelle entre les deux pays. Le principal défi de la coopération entre puissances intermédiaires a été présenté comme un problème d’action collective : si ces pays ne peuvent contraindre les grandes puissances à modifier leur comportement, ils peuvent toutefois mettre en place des cadres qui augmentent le coût des actions unilatérales. 

Le discours prononcé par le premier ministre Mark Carney à Davos en janvier 2026, appelant à un réalisme stratégique accru et à des investissements dans les capacités nationales et les coalitions, a largement été perçu comme l’expression d’une intuition partagée : des pays comme le Canada et l’Indonésie ont un intérêt réel à contribuer à un ordre international plus équilibré et fondé sur des règles, même si les institutions qui le soutiennent sont soumises à des pressions croissantes. L’Indonésie apporte des atouts uniques à cet égard. Quatrième pays le plus peuplé au monde, plus grande démocratie à majorité musulmane, ancienne présidence du G20 et hôte du Secrétariat de l’ANASE, elle occupe une position stratégique centrale dans l’Indo-Pacifique. Pour le Canada, l’Indonésie constitue un partenaire clé ainsi qu’une économie présentant d’importantes complémentarités. 

Toutefois, pour que la coopération entre puissances intermédiaires prenne véritablement forme, le Canada devra porter une attention soutenue aux priorités nationales de l’Indonésie — notamment la transition énergétique, la sécurité alimentaire, les capacités de défense, la gouvernance numérique et les minéraux critiques — plutôt que de présumer que la bonne volonté suffira. Un engagement sérieux envers la culture stratégique indonésienne, y compris son attachement au non-alignement et l’héritage de la Conférence de Bandung de 1955 ainsi que la tradition du Sud global qu’elle a contribué à façonner, sera essentiel pour assurer une coopération bilatérale véritablement réciproque, et non asymétrique. 

Chercheurs invités du CSIS Indonesia lors d’un déjeuner avec le consulat général d’Indonésie à Toronto.

Défense et sécurité maritime 

L’Indonésie a été confirmée comme pays prioritaire dans la Stratégie du Canada pour l’Indo-Pacifiquede 2022. Les deux pays envisagent une relation bilatérale globale qui dépasse le seul cadre du commerce et de l’investissement prévu par l’APEG — comme en témoignent le protocole d’entente sur la coopération militaire signé en août 2025 et la tenue prévue d’un dialogue bilatéral de haut niveau en matière de défense plus tard cette année.  

La sécurité maritime a été identifiée comme un domaine de convergence naturel : La géographie de l’Indonésie — qui possède le deuxième plus long littoral au monde — fait des voies maritimes et des capacités de surveillance côtière des enjeux centraux. Le Canada, qui détient pour sa part le plus long littoral au monde, a identifié ses capacités de connaissance du domaine maritime comme un domaine concret de collaboration. Les thématiques Femmes, paix et sécurité, les opérations de maintien de la paix ainsi que l’aide en cas de catastrophe — y compris l’utilisation de drones pour les interventions d’urgence — ont également été identifiées comme des axes prioritaires de coopération.  

Le renforcement de la confiance et des relations de travail entre les deux forces armées a été mis en évidence comme un élément clé. La coopération en matière de formation militaire et les échanges interpersonnels entre les deux institutions sont considérés comme fondamentaux pour approfondir la relation en matière de défense. Le Programme d’instruction et de coopération militaires du Canada, notamment les échanges de cadets, a été cité comme un mécanisme concret à cet égard. La contribution importante de l’Indonésie aux opérations de maintien de la paix a également été soulignée comme une dimension encore trop peu reconnue de la relation bilatérale. 

Minéraux critiques, énergie nucléaire et transition énergétique 

La coopération sectorielle dans les domaines des ressources et de l’énergie a été présentée comme l’un des axes les plus tangibles de la relation bilatérale. En ce qui concerne les minéraux critiques, la Commission géologique du Canada  a été identifiée comme un vecteur de collaboration, notamment en matière de cartographie des gisements volcaniques et de développement minier à plus grande échelle. L’Indonésie dispose d’importantes réserves de nickel et d’autres minéraux essentiels à la transition énergétique mondiale, tandis que le Canada possède une expertise reconnue en matière d’exploitation minière responsable, de cadres réglementaires et de technologies propres. Les participants ont toutefois souligné que les entreprises canadiennes devront démontrer un engagement réel à intégrer les coûts environnementaux et sociaux afin d’assurer la crédibilité de leur présence. 

En matière d’énergie nucléaire, l’Indonésie s’intéresse activement aux petits réacteurs modulaires. La technologie des réacteurs CANDU (uranium naturel deutérium canadien), qui permet d’utiliser de l’uranium naturel plutôt qu’enrichi comme combustible, a fait l’objet de discussions approfondies. La coopération nucléaire a également été présentée comme un exemple éloquent de partenariat à long terme : un réacteur constitue une infrastructure sur plusieurs décennies, nécessitant des cycles de remise à neuf, le développement d’une main-d’œuvre spécialisée, des chaînes d’approvisionnement en uranium et une collaboration technique soutenue — ce qui en fait un investissement résilient face aux cycles politiques à court terme.  

Le potentiel important d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) du Canada a aussi été identifié comme une occasion concrète pour la relation bilatérale. Les contraintes actuelles tiennent davantage aux capacités d’infrastructure du côté canadien qu’à l’offre elle-même. Le terminal d’exportation de LNG Canada prévu pour 2028 ainsi que l’achèvement récent de l’oléoduc TMX indiquent une évolution positive à cet égard. 

Enfin, la gouvernance numérique et les technologies émergentes — notamment la souveraineté des données, la réglementation des plateformes et la gouvernance de l’intelligence artificielle — ont été présentées comme un nouveau champ de collaboration, où un alignement des normes pourrait contribuer au renforcement des coalitions entre puissances intermédiaires. 

Gouvernance démocratique, désinformation et ingérence étrangère 

La gouvernance démocratique et ses vulnérabilités ont constitué un thème récurrent des échanges. Des préoccupations ont été soulevées quant à l’évolution de la trajectoire démocratique de l’Indonésie. Certains ont souligné que, même si la relation bilatérale devient plus pragmatique, la dimension démocratique ne peut être reléguée au second plan. Pour le Canada, qui a fait des valeurs démocratiques un pilier de son engagement dans l’Indo-Pacifique, il s’agit à la fois d’une question de principe et de crédibilité.  

En ce qui concerne la désinformation, un large consensus s’est dégagé quant au fait qu’elle représente l’un des défis les plus importants pour les deux démocraties. Des acteurs externes, notamment l’Inde, la Russie, les États-Unis et la Chine, ont été identifiés comme sources de préoccupation. En Indonésie, la désinformation a d’abord pris de l’ampleur dans un contexte de radicalisation, et l’interdiction des médias sociaux pour les moins de 16 ans est actuellement à l’étude.  

Les discussions ont également mis en lumière des inquiétudes croissantes concernant l’ingérence étrangère dissimulée sous couvert d’aide au développement. La tension entre la protection des institutions démocratiques et le risque de sursécurisation — où des gouvernements pourraient restreindre des débats légitimes en les qualifiant d’ingérence étrangère — a été reconnue comme un défi commun nécessitant une approche nuancée. Le renforcement des capacités à l’échelle locale a été systématiquement identifié comme un élément central de la résilience démocratique. 

Rencontre avec Adrian Di Giovanni du Centre de recherches pour le développement international (CRDI).

Liens entre peuples et la diaspora 

Plusieurs échanges ont mis en évidence le potentiel sous-exploité de la diaspora indonésienne au Canada, ainsi que des liens universitaires et éducatifs de manière plus générale. Cette diaspora compte environ 26 000 personnes, soit à peine 0,06% de la population canadienne, et le nombre d’étudiants indonésiens inscrits aux cycles supérieurs dans les universités canadiennes demeure relativement limité. Les liens de longue date entre l’Indonésie et l’Université McGill dans le domaine des études islamiques ont été cités comme exemple d’infrastructure relationnelle ayant contribué, de façon discrète mais durable, au maintien des relations bilatérales. Des lacunes structurelles dans les échanges universitaires et les relations interentreprises ont été relevées comme des domaines nécessitant des investissements ciblés.  

Cela dit, une remise en question importante a été formulée à l’égard de la tendance à considérer les liens interpersonnels comme la principale réponse aux limites de la relation bilatérale.  Les échanges symboliques, les festivals culturels ou les programmes de bourses ponctuels, bien qu’utiles, demeurent insuffisants pour produire un impact significatif. Ce qui est requis, c’est une forme d’engagement différente : ancrée dans les idées, axée sur l’élaboration de cadres analytiques communs et mobilisant des acteurs en mesure d’influencer les décisions en matière de politiques publiques et d’investissement.  

Les jeunes Canadiens d’origine indonésienne, dotés d’une aisance culturelle et linguistique, représentent un atout stratégique encore peu exploité. Ils disposent de compétences, de réseaux et d’une compréhension contextuelle qui exigent autrement des années d’expérience à l’étranger. Leur développement et leur mobilisation devraient constituer une priorité stratégique. Si le Canada souhaite réellement accroître les flux commerciaux et d’investissement, ce groupe doit être considéré comme un levier structurant, et non comme un élément secondaire. Le rôle des jeunes dans la promotion de la diversification commerciale a également été souligné au cours des discussions. 

Par ailleurs, le Canada devra investir de manière soutenue dans la production de connaissances sur l’Indonésie, notamment par la formation en bahasa indonésien, le soutien à la recherche aux cycles supérieurs et un engagement approfondi avec les traditions intellectuelles indonésiennes liées au non-alignement et au Sud global. À titre comparatif, des pays comme l’Australie et le Royaume-Uni ont su établir une influence durable en Indonésie en s’inscrivant dans les sphères des idées et des institutions.  

Chercheurs invités du CSIS lors d’une table ronde à la Munk School of Global Affairs de l’Université de Toronto.

Perspectives futures : 

Les échanges du CSIS Indonesia au Canada ont permis d’approfondir la compréhension mutuelle des priorités de politique étrangère des deux pays, à un moment où les relations Canada–Indonésie connaissent un élan important. Ils ont également démontré que les bases d’une relation plus substantielle sont bien en place — reposant sur des valeurs partagées, des économies complémentaires et une reconnaissance croissante, de part et d’autre, de la nécessité d’investir à la hauteur du potentiel de cette relation.  

Parmi les priorités à court terme figurent la finalisation du Plan d’action 2026–2029, le renforcement de la coopération sectorielle dans les domaines des minéraux critiques, de l’énergie nucléaire et de la transition énergétique, l’élévation du dialogue en matière de défense au niveau ministériel, ainsi que des investissements soutenus dans les infrastructures académiques, éducatives et interpersonnelles qui permettront d’assurer la durabilité de la relation. 

Le CSIS Indonesia constitue un partenaire institutionnel clé pour la FAP Canada dans la consolidation de ces bases. Cette visite marque le début d’un engagement plus soutenu et structuré entre les deux organisations. 

 

  • Révisé par Vina Nadjibulla, vice-présidente de la recherche et de la stratégie, Erin Williams, directrice de programmes, et Ted Fraser, rédacteur en chef à la FAP Canada.

Hema Nadarajah

Dr Hema Nadarajah est responsable de programme pour l'Asie du Sud-Est à la Fondation Asie-Pacifique du Canada. Elle est titulaire d'un doctorat en relations internationales de l'Université de Colombie-Britannique, où ses recherches ont porté sur la gouvernance dans l'Arctique, le changement climatique et l'espace extra-atmosphérique. Le Dr Nadarajah a travaillé comme consultante pour le WWF et le ministère de la Défense nationale. Elle a auparavant travaillé pour le gouvernement de Singapour sur des questions liées à la conservation de la biodiversité internationale et au changement climatique.

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